Croire en soi : c’est contagieux !

Comme vous le savez, membre fidèles de mon très cher lectorat, je suis pôleuse volontaire – mais pas bénévole – depuis bientôt 3 mois, maintenant. Mon planning est extrêmement chargé, comme vous avez pu le lire ici. Cependant, j’ai un projet important (celui de partir au Canada pour élever du sirop d’érable et fabriquer des rênes, ou l’inverse) et figurez-vous (c’est quand même hallucinant) qu’il faut un certain budget pour ça. Ouais c’est ouf, nan ? Bon, soit, j’ai donc recommencé à me chercher un activité professionnelle plus lucrative que salariée chez Pôle Emploi. (il est sympa cet employeur mais un peu radin, alors que je passe mes journées à glander, 12 heures par jour ! Tu parles d’une reconnaissance !)

Ce résumé étant fait, j’en arrive à ce qui m’a inspiré mon article : je viens de décrocher une mission d’intérim de 4 mois ! Celle que je voulais, tant qu’à faire, et au tarif que je voulais (et c’est là qu’intervient le côté « crois en toi bla-bla-bla ») (Tiens, j’en profite pour te dire qu’à partir du 17 octobre, je serai aux 39 heures – et pas de glandage, a priori – donc profite, les articles vont se faire rares).

Pendant ma recherche, j’ai eu droit à un briefing avec Mademoiselle l’agence d’intérim (c’est pas elle, l’agence, mais tu vois, quoi – d’ailleurs, nous l’appellerons Gertrude, désormais) avant l’entretien avec la RH et Futur N+1, de l’ordre du : « Combien vous voulez gagner ? Ah ouais, tout ça ?! Nan mais tu crois encore au père-noël, copine… ». Bon, j’exagère hein, elle était beaucoup plus pro que ça, mais je l’ai bien entendu, dans sa tête :) Donc elle a tenté de me faire baisser mes prétentions. Elle connaît pas Raoul !

Entretien avec la RH et N+1 : « Quelles sont vos prétentions salariales ? » – Moi, n’écoutant que mon courage, ma longue expérience (et mon banquier) : « Entre XX et YY annuels », sachant que c’était au dessus de ce que m’a conseillé Gertrude. Résultat : C’est moi qu’ils ont choisie. Le salaire ? Dans la fourchette demandée par moi (et non pas celle que m’a vivement conseillée… non, ordonnée Gertrude). J’ai même réussi, après avoir dit oui, à re-négocier le salaire parce que le poste était aux 39 heures et non pas aux 35 heures (travailler plus pour gagner plus, machin tout ça) et que bon, faut pas déconner, quand même.

Vous allez me dire : « ouais, mais tu dois avoir vachement d’expérience et de diplômes, et de langues aussi, c’est pas comparable ». Ben non, même pas. D’abord, j’en ai qu’une (de langue). Mais voilà :

1/ J’ai cru en moi. Avant même de postuler, j’avais un salaire en tête et je m’étais promis de ne pas descendre en dessous, de ne pas me brader, parce que je le vaux bien. Quand Gertrude a sous-entendu que je ne les valais pas, je l’ai envoyée dans les bégonias (ça change des roses), pas en face mais je ne me suis pas démontée.

2/ J’ai osé. Eh oui : salariés, salariées, vous qui ne demandez jamais rien, ne vous étonnez pas de ne rien obtenir. Les patrons ne donnent qu’à ceux qui ont le cran de demander. Ou alors, vous avez des patrons humains (paraît que ça existe), dans ce cas, réjouissez-vous, mais sinon : Demandez, bordel !

Et ça marche pareil en amour : Vous savez, le mec super moche qui est au bar, là ? Vous vous demandez toujours pourquoi il arrive à pécho, alors que vous rentrez seul(e) mater le dernier épisode de Grey’s Anatomy ? C’est simple : Il croit dur comme fer qu’il a le sex appeal de Barney Stinson (alors qu’il arrive tout juste à la cheville d’Homer Simpson) et il tente. Un simple « Salut » qui marche mieux que tous les « je vais l’ignorer, comme ça, il me remarquera » de toutes les bombasses du 16ème arrondissement.

Après, il ne faut pas devenir prétentieux non plus, je ne dis pas ça ! Mais croire en son potentiel (existant, donc), ça oui. Si vous ne savez pas comment faire, le théâtre peut aider. Remarquez, moi, c’est sur les planches que j’ai le plus de mal à croire en moi, mais je suis sûre que ça va m’aider, au final. On en reparle dans quelques mois ;-)

Croire en soi. Oser. Voir le résultat dans le regard des autres. Gagner en confiance en soi. Et ainsi de suite… On y va ?

 

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15 opinions sur “Croire en soi : c’est contagieux !

  1. Totalement d’accord ! Il vaut mieux demander plus , c’est une règle. La personne qui se brade perd de la crédibilité ! Trop de prétention n’encourage pas non plus. Tu as choisis le juste milieu.
    Et bonne réussite dans ta mission !

  2. C’est tellement vrai ! Comme toi, en entretien, je crois en moi et je reste naturelle, et c’est souvent payant.

    Plusieurs fois, je suis sortie en me disant : « non, j’aurais jamais du dire ça, ils vont d’office pas me prendre », et pourtant, depuis que je travaille, je n’ai encore raté aucun entretien d’embauche… :D

    • Je t’assure que c’est à la portée de tous ;-) Mais ça demande un travail sur soi pour y arriver, je te l’accorde. Sophro, théâtre, ou expérience, tout simplement : il n’y a pas de problème, que des solutions !

  3. Moi, mon problème c’est que je pense que c’est humiliant de demander un dû. Si tu fais bien ton taf, ton patron n’a pas à t’humilier en t’obligeant, en plus, à quémander ton dû puisque tu fais bien ton job. Je lui offre déjà la possibilité de m’exploiter, je vais pas lui offrir ce bonheur suprême de s’essuyer les savattes sur mon dos. Après, quand on demande quelque chose que l’on ne nous donne pas, c’est aussi parce que l’on ne le mérite pas et c’est aussi très humiliant qu’on vous le refuse parce qu’on vous fait aussi remarquer que vous n’êtes pas bon. Et, autres cas, y a le boss sadique, celui qui, même si vous le méritez, vous dira toujours non. Moi je suis de ceux qui se feront toujours avoir, de ceux à qui on dit que le travail n’a jamais été aussi bien fait mais dont on ne reconduit pas le contrat (oui j’ai vécu ça, y a 10 ans, à la sécu). Aujourd’hui, je suis exploitée par un sale con qui ne fait tellement douer de moi que je n’arrive plus à trouver un autre job pour aller ailleurs car je ne crois plus en moi : à tort ou à raison….

    • Malheureusement, le côté « je dois demander même si je mériterais qu’on me le donne d’office », ça ne fonctionne pas, dans notre société, ma bonne dame ! Ce qui est bien dommage, c’est sûr…

  4. Mince alors ! Barbara vient pile de mettre en mots ce que je ressens sans avoir véritablement trouvé ce que c’était.
    Bref, tout ça pour dire que je t’envie. Pour les questions d’argent, je suis nulle, théâtre ou pas…

    • Donc idem que pour Barbara, malheureusement, ça marche comme ça ! J’espère quand même avoir réussi à vous pousser à en demander plus et à vous dire « parce qu’on le mérite, merde-euh ! » ;-) Courage !

  5. Hello !

    J’ai beaucoup aimé ton article. En revanche, tu dois avoir une veine pas possible, car de mon côté, même en ayant demandé et remis le sujet sur le tapis (et obtenu un accord verbal de principe sur la revalorisation de mon salaire, plus conforme à mes nouvelles responsabilités), et bien, j’attends toujours ! Rien sur la dernière paie (alors que ma demande, remontant au 15 septembre, incluait une augmentation « immédiate »), et comme je ne me fait plus d’illusions, je pense également qu’il n’y aura rien le mois prochain non plus.

    J’ai un naturel positif et optimiste, mais par les temps qui courent, on ne nous ménage pas. Keep smiling (comme dirait l’autre…)

    Bises, et au plaisir de te lire à nouveau.

    • Merci Alexandra ! Eh oui, il est vrai que beaucoup de connards se cachent parmi nos patrons (sauras-tu les retrouver ?)… J’avoue avoir eu de la chance, aussi, c’est vrai. Mais j’aime à croire que mon charisme y est quand même pour quelque chose ;-) (faut bien se lancer quelques fleurs, hein)

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