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Demain, j’arrête (Confessions d’une Geeko-addict)

Il est ce que je regarde en premier tous les matins et ce que je carresse en dernier tous les soirs. Il vibre à mon seul contact et est le seul capable d’attirer ainsi mon attention. Je ne peux pas m’en passer plus de quelques minutes, sous peine de ressentir une angoisse digne du plus grand film d’horreur ayant existé (non, pas « Halloween », on est en 2012…) et de ne plus penser qu’à une chose : le retrouver au plus vite. J’ai nommé mon Smartphone.

Un Samsung avec système Androïd (Google fan I am, Google fan I’ll always be), auquel je suis, je l’avoue, complètement accro. « Bonjour, je m’appelle Suzie et je suis nomophobe ».

Non, pas Homophobe, vous avez lu ça, ou bien ?? La Nomophobie est une anglicismo-contraction de « no mobile phobia », traduite par une incapacité à se passer de son mobile. Voilà. C’est moi, donc, enchantée :)

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Bon, vous allez me dire : « ouais, mais GenY oblige, on en est tous là, ma pauv’ Lucette ! ». D’abord, moi, c’est Suzie, parle moi correc’. Et je vais vous répondre : « ben oui… et tu crois que c’est une excuse ? Si tu vas par là, en France, on est une majorité de personnes d’une trentaine d’années à avoir un problème avec l’alcool, est-ce que ça en fait un problème moindre ? » (ben oui… non ? On va dire que oui :) ). Donc, pour vous aider à diagnostiquer votre problème, lecteurs adorés, voici quelques symptômes qui devraient fortement vous alerter, si vous en êtes victimes. Je vais faire comme si (COMME si, hein, parce que c’est pas vrai… hum… Faut que j’arrête de vous mentir, je sais, c’est moche) je parlais de moi :

  • 7h30, mon réveil sonne : les yeux encore fermés et mon corps à peine réveillé, mon bras droit arrive quand même à trouver le chemin tout seul vers la table de nuit et la main au bout de ce bras est comme un détecteur de smartphone. Une miliseconde après le début de la sonnerie du réveil, il est dans ma main. Pour éteindre / retarder le réveil, certes, mais aussi pour regarder : si j’ai des sms / des mails / des notifications Facebook / une interaction sur Twitter / la météo / ma consommation téléphonique et ensuite, seulement, l’heure. Ah ben il est déjà 7h43, dis donc !
  • Au boulot : À peine arrivée, je le sors de mon sac (ah non : déjà fait dans l’ascenseur en fait) pour le poser JUSTE devant moi, de façon à l’avoir dans mon champ de vision. Tout le temps. Donc s’il sonnait, je l’entendrais, on est d’accord ? Donc je n’ai pas besoin de vérifier si j’ai [voir liste plus haut] toutes les 2 minutes. On est d’accord… Et le midi, quand je descends à la cantine pour remonter 5 minutes après, a priori, j’ai besoin de quoi ? Ma carte de cantine. C’est tout. N’empêche que je l’emmène avec moi. On sait jamais.
  • Avec copine que je vois pas souvent, amour ou collègue (prenons l’exemple du bar) : Je le pose sur la table, bien en évidence (pour pas qu’on me le vole ! Eh oh !). Copine me parle, elle me raconte un truc, là. Je l’écoute, je la regarde, même. Téléphone sonne (sms), je regarde qui c’est. Je lis. Je réponds. On t’a jamais dit que c’était impoli de couper la parole, même silencieusement ? Ah mais non, de nos jours, ça ne compte plus. N’importe qui a le droit de s’extraire de toute mondanité pour regarder qui essaie de communiquer avec lui : c’est comme ça, la personne « virtuelle » a toujours la priorité.
  • En société, n’importe où : Même en pleine conversation / activité, je regarde les statuts Facebook de mes « amis », je commente et surtout, je partage ce que je fais. Attends, je vais quand même pas attendre de voir les gens pour leur raconter ? Non, je dis tout, je MONTRE tout, là, tout de suite. « Eh les filles, venez on se prend en photo devant la chenille qui fume la chicha sur le champignon ! » (on est à Disneyland, c’est pour ça). « Ah elle est trop bien ! Attends, je la poste sur Facebook… avec Lola Gibon et Delphine Pnt, à : Eurodisney, Marne La Vallée » (ouais, j’ai choisi la version old school du lieu). Là, forcément, Lola reçoit une notification : « Ah, il faut que je confirme qu’on est bien ensemble pour que mon nom apparaisse » – et 5 minutes plus tard, on vérifie combien de gens ont liké le fait qu’on s’éclate à Disneyland toutes les 3. Et pendant ce temps-là, on en profite beaucoup moins ! « Les filles, faut qu’on se refasse un truc bientôt, hein ! » – « Grave ! Attends, je regarde mon agenda :) ». Bien sûr, une fois la date trouvée (40 minutes plus tard de « j’ai les yeux rivés sur mon Iphone – Lola a un Iphone, elle, la pauvre – au lieu de parler à mes copines), on lance l’évènement sur Google Agenda et/ou sur Facebook. On clique sur oui tout de suite. Ouf ! On sait qu’on va se revoir, du coup, ça va !

Bref, vous avez compris le principe… Moi c’est pas la clope, la drogue ou l’alco… euh, tout ça, quoi, c’est mon mobile. D’ailleurs, j’aurais bien pris une photo de lui dans ma main pour illustrer l’article, mais je peux pas puisque c’est lui, mon appareil photo. Donc vous avez juste droit à une photo lambda d’une main qui tient un mobile et que c’est même pas moi, en vrai (et même, c’est un Iphone… la honte. Pure fiction, cette photo).

Allez, demain, j’arrête. Mais ce soir, je sors et je vais bien devoir vérifier régulièrement si vous laissez des commentaires ;-)

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