Et si rien n’arrivait par hasard ? | Et si rien n'arrivait par hasard | Le Verre à Moitié Plein

Et si rien n’arrivait par hasard ?

Depuis toute petite, je répète à qui veut l’entendre que j’ai une bonne étoile. Je ne suis pas particulièrement croyante, ni même membre d’une secte adulant la saga ayant pour méchant un mec en robe noir dont la réplique culte – Luc, tu es mon fils (ou un truc dans le genre) – est prononcée avec la voix de Nicolas Hulot, mais mon caractère optimiste en toute circonstance me pousse à croire, en tout cas, que ma bonne étoile, elle, existe bien.

le meilleur reste à venir

Croire au destin…

Je m’explique : Quelles que soient les décisions prises (par moi, quand même, la plupart du temps, mais aussi par mes parents, parce que bon, quand j’avais 5 ans, j’aurais difficilement pu décider d’aller m’acheter un Dragibus – Si, attends, c’est ultra important, comme décision, ça), avec le recul, j’ai l’impression d’être toujours arrivée à quelque chose de bénéfique pour moi, mes relations, ma vie et mon avenir. Pourtant, je ne crois pas au destin. Je dis toujours que je crois au destin (et je viens donc de me contredire en seulement 2 phrases, qui dit mieux ?) mais je me trompe. Le destin, d’après Wiki-chéri, c’est quelque chose de défini à un moment donné, soit au début de la vie d’un individu. Quelque chose qui va t’arriver quoi que tu fasses, quoi que tu décides.

Genre : assister d’une façon ou d’une autre à « Loanna saute Jean-Ed dans la piscine puis disparaît du PAF puis écrit un livre puis devient obèse », t’as beau vouloir l’éviter par tous les moyens, tu vas le subir, point barre.

…ou au libre arbitre ?

À l’opposé du destin, le libre arbitre : On est en mesure de décider de ce qui va nous arriver dans la vie, et selon les choix que l’on fera, notre vie va être complètement différente (en gros hein, je résume pour les deux du fond). Tu parles d’une pression !

« Chérie, tu veux boire quoi ? » – « Euh… une bière ? Non ! Euh… un verre de blanc. Ou un coca ? Non… » – « Hum… le serveur t’attend, là… » – « Oui bon ben… un café ? Non ! Allez, une bière. Définitivement. » – (Le serveur) « Blonde, blanche, brune…? » – « Mais arrêtez, j’en peux plus d’avoir des décisions à prendre, bordel-euh !!! On parle de mon avenir, là !!! »…

J’exagère ? Moui, bon, peut-être (pourtant c’est pas mon genre). Mais reportons ça à une vraie décision qui paraît grave, style : Après mon Bac, qu’est-ce que je vais faire ? Un BTS ? Une école de commerce ? Erasmus ? David Copperfield ? (Ben quoi, on peut rêver non ?). Le problème, c’est que, si on se dit qu’on doit bien réfléchir parce que cette décision-là va changer le cours de notre vie (rien que ça !), que ça définira si on risque d’épouser une Claudia Schiffer ou une Yolande Penault (cherchez pas, c’est une parfaite inconnue – mais ça sonnait bien dans le genre « ça me fait plus trop rêver », aussi mignonne et douce soit Yolande, pourtant. J’déconne, puisque j’te dis qu’elle existe pas, tu m’écoutes, un peu ?!) ou si on touchera le RMI au lieu de payer l’ISF (bien qu’aujourd’hui, on se demande ce qui est le plus rentable… hein Gérard ?), on n’avance plus.

Pas de hasard, juste le meilleur !

La voilà, la solution. Peu importe que vous décidiez de faire des études d’esthétique (vrai vécu de-dans-ma-vie inside), si ça vous plaît sur le moment, ça ne fera pas forcément de vous l’employée du mois chez Body Minute, si ce n’est pas ce que vous voulez ! Oui, vous pouvez changer d’avis, oui vous avez le droit de changer de voie, de faire une formation à 40 ans pour devenir Responsable RH, après 10 ans en tant que podologue.

rien n'arrive par hasard

Le hasard ? Connais pas. Oui, vous pouvez être sûr(e) que, cet entretien d’embauche qui n’a pas abouti, il précède une proposition meilleure / mieux payée / mieux placée / avec un assistant (j’ai toujours rêvé d’avoir un assistant. Un homme sous mes ordres, allez comprendre…), que ce licenciement économique, lui, va ouvrir les portes au projet que vous avez en tête depuis des années (ouvrir une boutique de bonbons dans le centre de La Rochelle – et vous vivez à Strasbourg) grâce au pactole que vous allez toucher en chantant « au revoir, au revoir Président » (mais sans la tenue du poussin, par pitié, un peu de dignité).

Avoir confiance en soi, en son avenir, croire en son étoile, finalement. OK, ça paraît naïf, dit comme ça, mais c’est le meilleur moyen de provoquer la chance. Être capable de voir, à la place de chaque échec, une opportunité différente qui s’offre à nous : c’est prouvé, ça marche.

Bon, je te laisse, faut que je relise cet article 30 fois avant de savoir, enfin, si oui ou non, j’aurai mon visa pour le Canada. Réponse ce soir… Et si c’est non ? Un autre pays, un autre projet… c’est pas le choix qui manque. Toute façon, je m’en fiche, j’ai ma bonne étoile ;-)

Edit du 09/01/2012 : Verdict : J’ai reçu un refus pour mon Visa au Canada. Mais le fait d’écrire cet article quelques heures auparavant m’a beaucoup aidée à rebondir. Destination ? La Nouvelle Zélande ! Et le Canada ? Je retente l’an prochain !

19 réflexions au sujet de « Et si rien n’arrivait par hasard ? »

  1. J’aurais pu écrire cet article tu sais ! Je suis du genre à croire au destin en me disant que les choses doivent arriver et puis point final terminé à la ligne.
    Si quelque chose se passe mal je me dis que de toute façon, ça peut pas durer perpétuellement comme ça. Et puis quand quelque chose de bien arrive je me dis que ça ne peut que continuer.
    J’évite de penser au libre arbitre parce que sinon t’as vite fait de te retrouver face au truc le plus insupportable du monde : les regrets.
    « Vas comme j’te pousse ma fille », voici ma devise ! De toute façon moi aussi j’ai une bonne étoile rien à foutre (bon même si des fois elle se prend des vacances, elle revient toujours à un moment) !

    • Merci Kimie ! Mais ce ne sera pas le Canada pour mois, j’ai reçu mon refus hier soir… Ce sera donc pour une autre année, prochaine étape : la Nouvelle Zélande ! (A priori, parce que ça peut encore changer, ça dépendra de mon étoile) :-)

  2. C’est tellement vrai ce que tu dis !!!! Je ne suis pas désolé pour ton visa parce que de toute façon, comme tu le dis si bien, quelque chose de mieux t’attend ;) C’est marrant mais c’est ce que j’ai exactement dit à ma soeur quand son entreprise n’a pas renouvelé son contrat et résultat? Elle vient de signer un super contrat de 6 mois dans une boîte 1000 fois meilleure que l’autre !

    Je te souhaite de très belles aventures ici et ailleurs :)

  3. Je n’aurai pas mieux dit. JE pense excatement la même chose. Le pourquoi du comment, j’essaie de ne pas y penser ete je m’acroche àl’importance des signes et de mon intuition et puis au fond la vie n’est faite que de rebondissemen.
    Courage pour le non canada et oui nouvelle zelande :)

    • Merci à toi pour ce commentaire, qui me fait encore plus regretter de ne plus trouver le temps d’écrire… Le plus drôle, depuis, c’est que je ne suis ni au Canada, ni en Nouvelle Zélande, mais en Irlande, et ça me plaît ! :-) si j’avais eu mon visa pour le Canada, je n’y serais pas. Donc j’y crois encore plus, à mon étoile ! ;-)

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