J’peux pas, j’ai piscine… | j'peux pas, j'ai piscine | Le Verre à Moitié Plein

J’peux pas, j’ai piscine…

Je sais bien ce que vous vous dites. « Pfff, on est le 15 février et pas un seul mot sur la Saint-Valentin ! Quand toutes nos pages Facebook s’entêtent à nous souhaiter une « bonne fête des amoureux » (oui, parce que soyez honnêtes : Pas moins de 12 phrases de ce genre se sont inscrites sur vos walls hier, je me trompe ?), Suzie nous sort une tirade sur sa course contre un bus ! ».

IMG_20120214_082707Mais bon, honnêtement ? Allez, je vais vous démontrer le ridicule de cette journée (que j’ai choisi d’oublier, exprès, toute façon, j’avais piscine : c’était mon seul mea culpa, savourez-le bien). C’est quand même le genre de journée où certains commerçants, sous prétexte qu’ils décorent leur vitrine comme une limousine de bal de promo, se permettent de vous dire « non mais Mademoiselle, on ne peut prendre aucune commande, là, c’est LA SAINT-VALENTIN !!! »… Ah oui pardon, j’ai cru que vous faisiez des gâteaux pour tout le monde, en fait :)

Le ridicule de cette fête, donc, est même sponsorisé par la Mairie de Paris ! Si, comme moi, vous habitez la Capitale, peut-être avec vous remarqué le contenu des panneaux d’information, hier, d’habitude destinés à vous dire quel temps il fait ou quelle association sportive fait portes ouvertes ce week-end ? Le principe est simple : Les auteurs avaient jusqu’au 8 février pour envoyer un message de 160 caractères (taille d’un sms) et ainsi avoir une chance de lire ce dernier partout dans les rues de Paris. 100 élus sur… je n’ose penser au nombre de candidats.  Concept Ô combien romantique, pour des amoureux, n’est-ce pas ? Je veux dire, quoi de plus beau que de lire une déclaration d’amour qui nous est destinée au détour d’une rue parisienne ? Comment ne pas ressentir joie et allégresse en lisant son prénom et celui de son/sa bien aimé(e) et de se dire que waow, on en a de la chance :)

IMG_20120214_220222-copie-1Sauf que (oui, c’eût été trop beau) 2 cas de figure peuvent se présenter, en réalité.

Cas n°1 : Je suis amoureuse. Ce jour-là, il compte pour moi, je suis sure qu’amour aura prévu ZE soirée pour me déclarer sa flamme. Et là, sur le chemin du retour, j’aperçois un panneau avec des mots d’amour. Sur lequel apparait ce message : « Marie, je t’aime. Veux-tu devenir ma femme ? – Olivier »

Oh mon dieu !! C’est chouchou, il me fait sa demande, ENFIN !!! Et de se mettre à courir pour rejoindre mon cher et tendre, lui crier un grand OUI et manquer de l’étouffer avec mon affection.

Sauf qu’en rentrant, en lieu et place d’un dîner aux chandelles avec des pétales de roses rouges en guise de chemin vers la table (ou le lit – sexy can be romantic), je trouve chouchou affalé sur le canapé, une bière à la main devant « Scènes de ménages » (prémonitoire ?), qui me regarde l’air ahuri quand je lui dis, pleine d’espoir : « J’ai vu ton message ! »… Combien il y a d’Olivier qui fréquentent une Marie, rien qu’à Paris, je vous le demande ?

Cas n°2 : Je suis amoureuse (oui, encore). Ça fait longtemps que je connais le principe des mots d’amour parisiens illuminés, le jour où on aime le plus dans l’année. Cette année, j’ai décidé de participer : j’ai envoyé la plus belle déclaration jamais écrite au monde (parce que je suis la meilleure) à l’adresse mail indiquée sur le site paris.fr. Avant le 8 février. Donc ils m’ont choisie, c’est sûr. Faut qu’amour voie ça, alors j’ai une idée : On va, l’air de rien, aller chercher une crêpe à emporter JUSTE devant un panneau. On restera là 10 minutes, je guetterai les messages et quand je verrai le mien : Surprise !! Que je dirai. Trop forte.

La crêpe arrive, chouchou ne se doute de rien, par-fait. 5 minutes passent. Puis 10. Sont vraiment insignifiants tous ces messages, et les prénoms ! Ça pourrait s’adresser à n’importe qui. Alors que mon message… :) 15 minutes. Amour a froid. 40 minutes… « Bon, chérie, on rentre ? On a fait 3 fois le tour de la place, et y a Million Dollar Baby à la TV ».

Voilà les preuves : La Saint-Valentin, c’est tout plein de trucs qui servent juste à prouver que l’amour rend idiot. Alors que ça, on le sait déjà, et c’est tous les jours que ça le fait, pas juste le 14 février.

D’ailleurs, quand on aime, normalement on ne compte pas (les caractères pour déclarer sa flamme) :)

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