Le bonheur, c’est quand, déjà ? [Ambiance sujet de philo] | Le bonheur, c’est quand, déjà ? [Ambiance sujet de philo] | | Le Verre à Moitié Plein

Le bonheur, c’est quand, déjà ? [Ambiance sujet de philo]

Ici et maintenant. J’aurais pu vous la faire en 3 mots, cette réponse, mais vous me connaissez (ou peut-être pas ? Hey, bienvenue, alors !) : je ne vais pas m’arrêter là.

« C’est quand le bonheur ? », ce n’est pas seulement le titre d’une chanson (Bruno, si tu nous regardes – je sais, j’abuse peut-être un peu de ce running gag, mais c’est le principe du running gag, en même temps), c’est aussi une question que beaucoup de gens, autour de moi (minimum), se posent. Et même : « c’est quoi, le bonheur ? Comment je sais si je suis heureux, en fait ? ». Alors que la vraie question, c’est ça :

« Le bonheur, est-ce que je sais l’apprécier ? »


Je ne prétends pas détenir la clé, la réponse absolue à toutes ces questions, évidemment (aussi intelligente et sublime sois-je – hop, ça c’était cadeau rien que pour moi). Mais à mon avis, il y a 2 choses qui peuvent empêcher de se considérer comme étant heureux – Là, c’est le moment où j’argumente avec 2 hypothèses, comme au bon vieux temps – avoue que ça t’avait manqué :

  • Moi je serai heureux quand…(rayer les mentions inutiles : j’aurai 10 ans / j’aurai mon permis / je serai grand / je serai amoureux / j’aurai ce job / j’aurai 5 enfants, un lapin-nain et un loft à Belleville).Je vais prendre mon cas pour illustrer mes propos *Attention, paragraphe livré avec de vrais morceaux de ma vie privée à l’intérieur* : Là tout de suite maintenant, je suis en CDD, dans un job qui, certes, m’a fait évoluer, prendre des responsabilités, avancer, en somme, MAIS qui ne me plait pas plus que ça. Le contrat touche à sa fin en juillet et moi, j’ai décidé de ne pas poursuivre avec le CDI qui m’attendait (j’ai vérifié, il m’attendait, je vous dis !) parce que, d’après moi, il faut saisir l’instant présent (« cease the moment », qu’ils disent, en Anglophonie). En l’occurrence, le moment, c’est là, à la fin du CDD, quand on peut partir sans trop donner d’explication et de façon nette et précise. Je compte en profiter pour réfléchir à ce que je veux vraiment faire de ma vie, dans quel secteur, quel genre d’entreprise, peut-être voyager, faire un VIE (idem, faisable jusqu’à 28 ans, après c’est trop tard, t’as plus que ta CNI, tes 29 bougies et tes yeux pour pleurer), bref ! Simplement en profiter.

bonheur-ici-maintenant.jpgSi je veux me gâcher l’instant, c’est facile : il suffit que je me dise « Quand je ne bosserai plus ici, je serai enfin heureuse ». Ou « quand j’aurais trouvé un job de directrice Marketing à 50 kE annuels en Espagne, là, ok, je serai heureuse »… Oui, je peux. Mais avouez que ce serait un peu utopique déjà (surtout la partie espagnole, oui – j’ai fait Allemand. C’est juste pour ça.) et surtout, ça m’empêcherait de me focaliser sur ce qui me rend heureuse maintenant. Exemple : le jour où j’ai annoncé à mon chef que, son CDI, avec lequel il aurait pu me « tenir » (les chefs adorent avoir le pouvoir, allez comprendre), il pouvait se le fourr… hum, se le garder. Ou le fait de l’annoncer à tout le monde autour de moi et de voir les
réactions des uns et des autres (jusqu’aux plus surprenantes, comme ma grand-mère qui me dit « t’as bien raison, profite, t’es jeune ! Tu pourrais aller en Chine ou au Canada ! » devant ma mère qui, elle, se décompose à l’idée de voir sa fille chérie partir dans une contrée lointaine plus de 4 jours). Franchement, cherchez pas : le bonheur, c’est tout ça.

  • Moi, je suis heureux, là, tout de suite, mais pour combien de temps ? Deuxième cas *La séquence vérité étant passée, ai-je besoin de préciser que le paragraphe qui suit est, à nouveau, pure fiction ?* : Je suis amoureuse, en osmose avec quelqu’un, on vit d’amour et d’eau fraîche (et de nos salaires / chômages respectifs quand même, faut pas déconner), c’est trop cool quand même ce qui nous arrive. Soit. Oui mais un jour, ça se finira. Ça se finit toujours de toute façon, c’est les Rita Mitsouko qui l’ont dit (« en général » et « à tous les coups », c’est pareil, non ?). En plus, on vit dans la ville où c’est pas 1 sur 2 mais 2 sur 3, de mariages qui finissent en divorces. Non, on est pas mariés, mais je vois pas le rapport, là, tu m’écoutes, quand je parle ?!

Où comment se pourrir l’existence sur des spéculations (pessimistes – et si t’es pessimiste, tu dois prendre une triple dose de mon blog, là. Si, je te jure : fais le tour et reviens me voir après) au lieu de profiter de ce qu’on vit avec l’être aimé (waow, c’est beau, j’en pleurerais presque…).

Pour résumer ce brillant exercice de style (j’aurais eu 11 au Bac, là, minimum, non ?), il faut retenir que le moment d’être heureux, il est pas après, ailleurs, demain, chez le voisin… Le bonheur, il est là, maintenant, tout de suite et en chacun de nous. Suffit de le voir et de plus jamais le laisser partir, quoi qu’il arrive ;)

P.S. : Si vous avez trouvé un surplus de guimauve dans cet article, je tiens à me justifier : je n’ai pas encore revu Titanic, donc rien à voir. J’ai fait ce que j’ai pu pour ne pas abuser du champ lexical de « bonheur », ce qui a pu donner place à des répétitions du mot lui-même : je m’en excuse. Ou pas. Et aucun bisounours n’a été maltraité pour les besoins de cet article. Merci pour eux (les bisounours).

P.S. 2 : Oui, vous avez bien lu : je compte aller revoir Titanic. Même que je sais déjà que je vais pleurer. Et j’assume. Allez, bisous !

8 réflexions au sujet de « Le bonheur, c’est quand, déjà ? [Ambiance sujet de philo] »

  1. J’aime ton article ! Je suis en pleine reflexion philosophique sur le bonheur en ce moment… J’ai lu plein de livres qui traitent de se sujet (tu connais « l’euphorie perpétuelle » de Pascal
    Bruckner? je te le conseille!). En gros, il est dit que pour etre heureux, il faut non seulement savoir qui on est, vivre en accord avec soi même mais aussi savoir accepter le malheur … Bref,
    difficile de résumer mais c’est un livre très nourrisant.
    (PS : je veux aller voir Titanic moi aussi bordel.)

  2. Comment ? Tu as loupé Titanic sur France 2 hier ? Ah beh alors ?

    Sur la question du bonheur, je suis mal placée pour t’aider, j’ai eu 6 en philo (et c’était TOTALEMENT injustifiée, j’ai passée mon année à avoir 15, j’étais dégoutée). Bref. Mais pour moi, c’est
    presque une question purement philosophique. 

    Concrètement, on ne se pose jamais la question de savoir si tiens en ce moment, on est heureux. Ah, et puis maintenant, 2 min après, suis-je toujours heureux ?

    Content, triste, en colère, fatiguée, inquiet, oui. Mais heureux ou malheureux… il n’y a qu’à certains courts instants de nos vies que ces notions s’imposent à nous… et s’échappent dans la
    seconde qui suit.

  3. Le bonheur c’est quand? nous inscrivons notre existence dans le temps, même si c’est incontournable, nous nous focalisons sur notre temps. Nous sommes de plus en plus dans une société pressée qui
    se promeut societé des sociétés à vouloir gérer tout un tas de choses pour lesquelles nous n’avons au final que peu d’intérêt. Pq? Parce ce que si les mentalités se tournent peu à peu (même elles
    le sont déjà) vers un matérialisme assumé mais le sens même du bonheur aborde le ressenti psychologique qui englobe l’amour propre, être aimé et aimer (ce que vous faites, où vous êtes et avec
    qui). Alors c’est quand le bonheur? C’est quand vous l’aurez ressenti, le temps n’y peut rien, il faut se satisfaire de choses simples, savourer le moindre petit rien pour déguster ce qui au
    final sera un tout.

    http://architecriture.wordpress.com/

  4. Oh j’adooore ton article

    Moi même j’essaye de parler du bonheur sur mon blog mais en fait j’ai rien compris.

    Ca me rassure aussi de voir que tu as 28 ans, que tu refuses un CDI, pour réfléchir. Je suis au chomage depuis 2 mois, après 7 ans de dure labeur, et tout le monde me dit « mais putain mais
    réfléchis quoi, prend ton temps ».

    Ouais, c’est ça le bonheur. Prendre son temps !

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