Love is in the air (et personne n’est à l’abri !) | Love is in the air | Le Verre à Moitié Plein

Love is in the air (et personne n’est à l’abri !)

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on voit le printemps arriver ! Non, je ne parle pas du soleil qui vient caresser de sa chaleur rayonnante la partie gauche de mon imprimante ou de LA nouvelle phrase qui suit les « bonjour » du matin (« Ça s’est réchauffé, fait vachement doux hein ? »), mais bien du comportement de l’Être Humain, ces jours-ci, de plus en plus flagrant…

Et donc, entre autres, de celui de l’homme  :

2864656314_1_3_xyQZdvwBForcément, les filles allègent leurs tenues et ne cachent plus leurs jolies jambes sous des jeggings (oui, je sais  : So 2011 !), les jupes se raccourcissent… ça réveille l’animal qui a sommeillé tout l’hiver en chaque homme (emmitouflé dans sa polaire, ses grosses chaussettes et ses 5 kilos en trop  : le mâle hiberne vraiment, il ne fait pas semblant, lui) ! Vous verrez donc fleurir dans les parcs et autres terrains de chasse toute une ribambelle de sportifs du dimanche (plutôt le samedi), à vélo ou en footing, plus motivés que jamais (Quels 5 kilos en trop ? envolés en 10 jours. Ce que ça peut être énervant, le métabolisme d’un homme) et affublés d’un radar à la place des sens (la brunette à l’Ipod rose à 10h  : repérée ; la cougar tout à fait comestible qui arrive en face  : clin d’oeillée ; la rousse qui court à peine plus lentement que moi  : devant moi, dans mon champ de vision, toujours).

L’autre phénomène qu’on a le plaisir de voir (et dont on aime se moquer un peu aussi, il faut l’avouer… jusqu’à ce que ça nous arrive à notre tour !), c’est l’air naïvo-fleur bleue qui se scotche sur le visage de tous les gens amoureux que l’on rencontre, et l’attitude qui va avec  :

– Dans le métro, par exemple (pardon à ceux qui ne disposent pas de ce fantastique moyen de transport, mais dans le bus, ça marche aussi), tout le monde fait la même tête de tueur. Mais t’as toujours celle qui, le regard assassin, sent son portable vibrer, le sort de son sac (toujours avec la tête de Terminator – en fille), lit le sms fraîchement reçu et se transforme d’un coup en nounours à la guimauve au chocolat blanc (trempé dans du miel), bref, sourit, fond littéralement (ben non, pas littéralement, réfléchissez 2 secondes !) devant tes yeux alors que 5 secondes avant, t’avais peur qu’elle te tue, littéralement (oui, là, on peut), avec ses yeux. Celle-là, elle est atteinte.

– T’as aussi celle qui pense qu’à son amoureux, tout le temps, même quand toi, t’aimerais bien parler d’autre chose / d’autres gens. Quand tu racontes  : « Et donc samedi soir, pour mon dîner, j’avais fait une tarte aux champignons et maroilles et tout le monde a adoré ! Après on est allés dans un bar super sympa vers Bastille, j’ai bu 5 mojitos, je te dis pas la gueule de bois, le lendemain ^^ » (= vis ma vie de célibataire). Elle  : « C’est marrant ça, Bastien a vécu à Lille pendant 1 an pour ses études ! Et le maroilles, il en a jamais raffolé  :) ». Ah… euh, oui, merci, c’est vrai que cet élément a apporté vachement de peps à mon histoire… Mais c’est comme ça  : la In Love Girl rapporte tout à son chéri qu’il est le plus grand le plus beau le plus fort (même s’il est nul de pas aimer le maroilles, mais admettons).

– Enfin, t’as la reconvertie. Vous en avez toutes une comme ça dans votre vie. Mais si, vous savez, la blasée de la vie, qui ne croit plus à l’amour depuis longtemps et qui nous regardait l’air mépricompatissant quand nous, on racontait la surprise que Chouchou nous avait faite pour notre anniversaire, des étoiles plein les yeux. « Et donc, ça fait combien de temps que t’es avec ? 2 ans ? Ouais, il va pas tarder à te tromper, là. Si c’est pas déjà fait… Non mais c’est mignon hein, sinon » (un sourire sarcastique au coin de la bouche, elle lève les yeux au ciel puis te raconte comment elle a rembarré le connard qui a eu la bonne idée de lui faire un compliment, la veille, non mais qu’est-ce qu’il a cru, celui-là !). Eh bien OUI, même elle, elle succombe. Même elle, quand tu prends un verre avec elle, tu remarques qu’elle a le même sourire niais toute la soirée, même si tu lui parles des prochaines élections ou de la défaite de la France au dernier crunch, qu’elle rougit dès que tu prononces le prénom de sa nouvelle conquête et que, finalement, le monde est absolument merveilleux, de quoi on se plaint ?

Et je vous le dis, mes lecteurs chéris : Vous non plus, vous n’êtes pas à l’abri que ça vous arrive. Cette épidémie finit par tous nous toucher, un jour ou l’autre. Franchement, y a pire, comme menace, non ? ;)

3 réflexions au sujet de « Love is in the air (et personne n’est à l’abri !) »

  1. Et oui, les premiers rayons de soleil qui chauffent pour de vrai nous feraient presque passer le plus grand des conn… pour le plus doux des agneaux. Incorrigibles romantiques que nous sommes…
    Bon, ok, que je suis…

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