Noël, c’est (que) pour les enfants ? | Noël, c'est (que) pour les enfants ? | Le Verre à Moitié Plein

Noël, c’est (que) pour les enfants ?

Friends Christmas

24 décembre, jour du réveillon tant attendu : Le moment idéal pour repenser au Noël de son enfance, qui est tellement différent de celui que l’on vit une fois devenu un adulte responsable et mature (hum…). Car après tout, on le sait tous : Les fêtes de Noël sont le moment de l’année préféré des enfants (avec leur anniversaire – bref, tout est bon pour être le centre d’attention. Qu’est-ce qu’ils sont égocentriques, ces gosses !), tandis qu’à nous, simples « grands », ça ne nous fait plus ni chaud ni froid. La preuve :

Les chocolats

Petite, dès le début du mois de décembre, j’avais mon calendrier de l’Avent qui me donnait droit à un chocolat par jour, même que c’était mes parents qui me l’avaient acheté (je les avais eus à l’usure, faut dire que j’en parlais tous les jours depuis le 1er novembre…) mais qu’ils n’avaient pas été f*utus de me prendre le seul calendrier qui en vaille la peine – le vrai, l’unique, celui qui en propose en fait trois par jour : le Kinder.

Grande, en lieu et place du calendrier à l’unique chocolat quotidien, j’ai droit à autant de chocolats que je veux, non seulement parce que je me les paie moi-même, mais aussi parce que je travaille et qu’au boulot, les boîtes de Celebration et autre Quality Street s’enchaînent et se ressemblent (mais pas assez pour être blasée au bout d’une semaine). Certaines années, par régression (ou parce qu’Amour a l’âme généreuse), j’ai même droit à un calendrier de l’Avent Kinder. C’est bon, d’être adulte (« wouhou, y avait une voiture de Cars dans mon Kinder surprise !!! »).

Le sapin

Petite, je décorais le sapin avec ma mère. Le but ? Ne surtout pas laisser de côté une seule décoration de Noël. Vous savez, celles qui ont été achetées, récupérées, additionnées les unes aux autres. Celles qui sont de toutes les couleurs, qui brillent, qui clignotent, qui ne vont pas forcément (et forcément pas) ensemble – mais on s’en fiche. Résultat : le sapin, placé à côté de la télé, manque de causer une crise d’épilepsie à quiconque pose le regard dessus ne serait-ce qu’une fraction de seconde. Mais au moins, là, on savait que c’était Noël.

Grande, mon sapin ressemble plus à celui de Monica dans Friends : Une seule guirlande électrique assortie aux deux couleurs des décorations (uniquement des boules, plus de guirlande frou-frou), il n’est pas trop chargé (contrairement à moi le 24 au soir), bref : il est classe. Bon. Il est quand même vachement moins drôle. Heureusement, je passe la semaine chez mes parents qui ont décoré le sapin « comme avant », sauf qu’il est plus petit. Et que les décorations ont continué à s’additionner… Voiiiiilà, là, c’est Noël !

Mon sapin d'adulte...
Mon sapin d’adulte…
celui-là est quand-même plus fun !
celui-là est quand-même plus fun !

Les cadeaux

Petite, je faisais ma liste au Père Noël en feuilletant les catalogues de jouets de Noël (qui débarquaient dans les boîtes aux lettres dès le 2 novembre) ou en téléphonant à un numéro surtaxé, durant lequel j’entendais un vieux Monsieur « répondre » (à quelque chose que je n’avais jamais dit) : « un poney, oui » (Ah, tiens, je n’avais pas pensé à le demander, ce truc-là ? « Mamaaaaan, le Père Noël va m’offrir un poneyyyy ! »). Le soir de Noël, ma grand-mère prétendait qu’on devait aller mettre nos pyjamas pour nous faire sortir de la pièce. Et en revenant, TIENS ! Le Père Noël en avait profité pour passer, ça tombe mal (Quels escrocs, ces grands…) ! S’en suivaient des heures de découverte de chacun de nos jouets, de partage avec les frères et cousines, durant lesquelles chacun des jouets avait bien conscience qu’il finirait probablement au fond d’un coffre moins de 48 heures plus tard (Franchement, quel enfant peut jouer avec tout ça, régulièrement ?!).

Grande, ma liste consiste en une succession de phrases subtilement placées dans la conversation avec Amour et/ou à Maman (et/ou à n+1 – « Ah il y aura des primes de Noël, cette année ? »), qui visent à rendre service finalement. Parce que franchement, quoi de plus galère que de trouver LE cadeau qui fera plaisir ? C’est donc par générosité que je mets sur la voie les gens qui m’aiment et me veulent du bien. D’autant que moi aussi, je galère à leur trouver des cadeaux ! C’est quand même un truc que les enfants ont la chance de ne pas avoir à faire ! Mais le soir de Noël, quel bonheur de voir l’oncle Marcel découvrir sa cinquième paire de chaussettes (« t’as vu, il y a des rennes, dessus, j’ai trouvé ça mignon ») tandis qu’elle (la paire de chaussettes) sait très bien qu’elle finira avec les autres au fond d’un tiroir et ce, pour les siècles des siècles (ou au moins jusqu’au prochain déménagement) ?

Non, définitivement, Noël, ce n’est que pour les enfants. Heureusement que nous, les grands, on a réussi à le rester suffisamment pour en profiter aussi ;-)

Une réflexion au sujet de « Noël, c’est (que) pour les enfants ? »

  1. J’adore ton sapin (le fun pas celui d’adulte hien !) parce que j’ai exactement le même chez mes parents !!! Et moi qui pensait qu’on avait un problème chez nous à cause de l’association guirlandes/boules de toutes les couleurs !

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