Oui, Maman ! (Avec de l’amour dedans) | Oui, Maman ! (Avec de l’amour dedans) | | Le Verre à Moitié Plein

Oui, Maman ! (Avec de l’amour dedans)

Je ne sais pas ce que vous en pensez – ou comment son les vôtres, mais j’ai l’impression que pour une mère, quel que soit l’âge de ses progénitures (bientôt 30, dans mon cas… Aïe !), c’est comme si on avait toujours 5 ans et demi et une incapacité totale à prendre soi-même des décisions d’adulte ou à se responsabiliser (Alors que franchement, lecteur-chéri-d’amour-qui-est-forcément-objectif-et-ça-n’a-rien-à-voir-avec-de-la-flatterie, tu admettras (si,si) qu’il n’y a pas plus mature, sage et responsable que moi, pas vrai ?).

Je m’explique (Maman – elle se reconnaitra –, si tu me lis, j’avoue m’être légèrement inspirée de faits réels, mais dans l’ensemble, je romance, évidemment (mais non, lecteur adoré, jamais je ne te mentirai. Juste, steuplé, le dis pas à ma mère, d’accord ?)) :

Si un jour, je suis malade, par exemple. Un jour de semaine (donc d’école – euh, de boulot), tant qu’à faire : je vais chez le médecin (Parce que vivre pour bosser, c’est niet, comme expliqué précédemment), ou pas, vu que je me connais suffisamment pour me soigner toute seule et donc que je sais que ce qu’il me faut, c’est une journée de repos, à la maison. Et par conséquent, pas au boulot. Réaction de maman chérie (que j’appelle, bien entendu, parce que j’ai besoin que ma môman sache que je ne vais pas bien, pour le réconfort, en bonne adulte que je suis) : « Mais t’es pas allée au bureau ? Et ils ne t’ont rien dit ?! » Non, Maman, et tu vois, tu n’as même pas eu besoin de me faire un mot d’excuse (même si du coup, y a personne pour me ramener la cassette vidéo de Cendrillon sur le chemin du retour ou pour me forcer à mettre des gouttes dans le nez. Pfff, c’est nul !).

Bonne fete maman
C’est moi qui l’ai fait !

 

Quand je pars en vacances, en Grèce, avec mes frères (entre autres) : Forcément, il y a des chances qu’on se baigne, et même carrément dans la mer parce qu’on est trop des ouf dans nos têtes – sachant qu’on sait tous nager puisqu’on l’a appris environ 20 ans auparavant. Ma mère, avant le départ, nous dit (et celle-là est véridique, j’ai des témoins) : « Vous nagez pas trop loin, hein ! ». Je ne vous dis pas le fou rire dans la famille, sans compter que cette vanne est désormais célèbre, répétée environ 3 fois par meeting familial et transmise aux générations d’après ! Mais oui Maman, et promis, cet été encore, on fera attention.

Systématiquement, quand je suis chez mes parents (car il m’arrive de leur rendre visite, ça égaie leur triste retraite passée à voyager, jardiner et faire des soirées entre potes – Tu parles d’une vie, toi !) et que des invités arrivent, j’ai droit à « Tu as dit bonjour ? » Non, mère, voyons : tu m’as éduquée de telle sorte que je suis devenue un être impoli et parfaitement asocial. Tu es fière de toi, j’espère ?

Et bien entendu, si par hasard je n’ai pas assez de mon pèse-personne (qui mesure même ma masse de gras) pour me dire si j’ai plutôt abusé de la piscine ou du régime bière/frites/chocolat ces derniers temps, je peux compter sur Maman pour me donner la tendance. Ça donne, respectivement : « T’as rien mangé, reprends une troisième part de lasagne, quand même ! C’est trop salé, c’est ça ?! » (le chantage affectif, c’est moche mais ça marche…) ou « Dis donc, tu t’es repris un verre de rouge ? C’est ton 3ème Kinder, là, non ? T’arrête après hein ! » (donc là, en gros, je tire plutôt vers le haut de mon poids de forme(s), apparemment). Merci Maman !

N’empêche, ma mère, c’est toujours celle que j’ai envie d’appeler et de voir quand j’ai pas trop le moral, quand je veux faire du shopping pour m’acheter une nouvelle paire de chaussures (elle s’y connait, elle en a un nombre incalculable de paires !) ou quand je veux entendre les derniers potins (oui, bon, les nouvelles, quoi) sur le reste de la famille. Puis elle est quand même forte d’avoir élevé tous ces enfants (trois, c’est pas rien, surtout ceux-là) tout en bossant, en gérant son mec (Papa, je t’embrasse !), en restant féminine, têtue juste-ce-qu’il-faut (telle mère…) et épicurienne.

Bref, chaque fois que je lui réponds « Oui, Maman ! » (l’air ironique, alors que c’est pas mon genre), ça prouve bien que quelque part, ça me plaît d’être encore une petite fille à ses yeux. Alors, Maman, même si parfois je me moque : Surtout ne change rien !

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2 réflexions au sujet de « Oui, Maman ! (Avec de l’amour dedans) »

  1. oh j’aurai totalement pu écrire cet article, je pense la même chose que toi, et j’ai toujours autant envie d’appeler ma mère chaque fois que je range ma chambre pour qu’elle me félicite!
    Tu m’as faite bien rire en tout cas :)

    • Ouf, alors il y a d’autres grands enfants comme moi sur la planète ! Merci, je me sens moins seule ;-) (Et félicitations pour ta chambre, en passant, moi je ne le fais toujours pas…)

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