Pouvoir dire non ? Parce que je le vaux bien ! | Savoir dire non | Le Verre à Moitié Plein

Pouvoir dire non ? Parce que je le vaux bien !

non.pngLà, j’ai envie de m’adresser aux individus de la gent masculine – une fois n’est pas coutume. Et comme je suis devenue une habituée de la blogosphère, je sais qu’en l’annonçant dès les 3 premières lignes, je cible mon lectorat pour l’article. Oyé, oyé, Messieurs (et Dames aussi, ça vous plaira), approchez !

Alors voilà. Je comprends très bien que, pour gonfler votre ego (pourtant souvent démesuré, déjà), vous ayez besoin de vous mettre en avant et de vous lancer des fleurs. Moi-même, je ne suis pas la dernière à me faire des compliments, du style « je sais bien que tu me veux, mais en même temps, regarde-moi, comment te blâmer… » (je sais, là, je passe pour une prétentieuse, mais essayez de temps en temps, ceux qui ne le font pas : ça fait un bien fou ! Et ça donne à tout le monde l’impression que vous êtes une bombe. What else?). Je prône même le positivisme tout au long de mes billets, c’est l’essence même de mon blog (si tu ne le savais pas, c’est que tu ne viens pas assez souvent ici. Pense à t’abonner sur FB, Twitter et à la Newsletter, ça ne pourra pas te faire de mal). Seulement voilà : il serait bien de nuancer « je positive » et « je me la raconte grave tellement je suis beau tellement personne ne peut me résister ».

« Argumente », me direz-vous ? Comme osé-je vous accuser de la sorte ! (je sais, ça vous fait bizarre, « osé-je », pourtant j’ai cherché. C’est bien comme ça qu’on dit. On parie ?).

Souvenez-vous plutôt :

Dans un bar, une fille, jolie, l’air intelligent (c’est-à-dire un bon 90C), pleine d’humour (comprendre : qui a bu plus de 3 cocktails), bref, une cible potentielle. Vous l’abordez, plein
d’espoir
(et de whisky, accessoirement, ça aide), sûr de vous, et lui sortez votre réplique fétiche (non, je ne me suis pas fait mal quand je suis tombée du ciel et non, ma mère n’est pas une voleuse d’étoiles. Quant à mes pieds, ils vont très bien, même si je t’ai trotté dans la tête toute la nuit… Je suis sure que vous êtes en train de noter, là !).

plan-drague

La demoiselle, polie et compatissante, face à tant d’efforts (hum…) décline gentiment votre proposition. Ou méchamment, après tout, vous êtes le 32ème de la soirée, ça commence à bien faire, elle voulait juste discuter tranquillement de sa semaine harassante au taff (et de Satan-en-personne, son n+1) avec sa copine Lola, elle. Et vous la dérangez, là, je vous signale. Donc déjà, elle est bien sympa de vous répondre. Bref, elle vous dit NON. Non merci. Ou « casse-toi, pauv’ con » (pas très classe et so « déjà vu », ok, mais au moins c’est clair, net et précis).

Expliquez-moi pourquoi, mais pourquoi (bordel ?!) vous cherchez absolument à trouver des raisons à ce refus autres que « ben en fait, tu me plais pas, point barre » ? Vous allez me dire qu’elle ne l’a pas dit comme ça, en l’occurrence, non. Mais c’est une fille bien élevée, elle ne veut pas vous vexer. Si sa copine lui dit « mais pourquoi tu ne lui dis pas qu’il ne t’intéresse pas, tout simplement ? », elle répondra « Hein ?? Là, comme ça, en face ?? T’es folle ! », parce que oui, elle a du savoir vivre (et est dotée d’un peu – ok, beaucoup – d’hypocrisie en prime), c’est tout.

Donc Messieurs, mettons les choses au clair une bonne fois pour toutes. Si une fille vous dit non, NON ça ne veut pas forcément dire que :

  • Elle a un mec (et qu’elle est fidèle, la naïve) ;
  • Elle est conne ;
  • Elle a dû mal comprendre votre question (c’est vrai, pardon, « est-ce que tu baises ? », ça manque de précision, vous avez raison) ;
  • Elle est lesbienne (bien-sûr, une fille qui vous résiste, à VOUS, n’a forcément aucun attrait pour les mâles, c’est évident !) ;
  • Elle est lituanienne (je vois pas le rapport, là, mais on dirait que vous, ça vous suffit, comme explication).

Enfin, dernière chose qui, clairement, n’est pas encore bien encrée dans vos têtes : Même si une fille dit oui à un verre, une danse, un baiser ou à « tu veux que je te ramènes ?
J’habite à côté de chez toi » (ah bon ? Mais je croyais que t’habitais à Melun et moi, je vais à Dunkerque, là !), elle a encore le droit de dire non après. Oui, même devant sa porte. Même dans sa chambre, sur son lit ou sur son lavabo (je ne les connais pas, moi, vos pratiques !). Ça vous donnera tout juste le droit de la traiter d’allumeuse, oui. Mais d’insister ou pire, de la forcer, non. Même sous prétexte que « elle en avait envie, ça se sentait, j’te jure ». C’est clair, là ?

Voilà, vous pouvez y aller : je vous libère :) Et que je ne vous y reprenne plus !! (Bon en revanche, revenez ici, j’ai besoin de mon quota de lecteurs masculins moi. C’est pour
mon ego. Merci !)

4 réflexions au sujet de « Pouvoir dire non ? Parce que je le vaux bien ! »

  1. J’aurais bien commenter mais j’ai pas le droit… C’est dommage, je sais que t’aurais aimé un de mes commentaires, des gens sont prêts à payer pour mes commentaires !
    (t’as raison ça fait du bien ! ;) )

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