Sourire envers et contre tous

Faites l’essai vous-même : Prenez un bar parisien (avec happy hour, tant qu’à faire, soyez logiques), repérez dès l’entrée LE serveur qui a l’air aussi heureux d’être là, devant vous, qu’un ours blanc dans un hammam (ou que Jean-Michel dans son bocal, si vous voulez un autre exemple. Vous me direz : « Pourquoi, il est pas bien, dans son bocal, ton poisson ? » mais suffit de voir sa tête le matin au réveil pour comprendre… Promis, quand il daignera ne plus jouer les stars (dés)abusées par les paparazzis, je vous le présente enfin, mon suicidaire de poisson rouge – fin de la parenthèse, désolée pour la digression). On l’appellera Gontrand (le serveur – ça lui va bien).

Gontrand qui, donc, tire une tronche de 30m de long. Faites-lui votre plus beau sourire et annoncez un « bonjour ! » presque agressif, à force de positif. Si le sujet est bien choisi, il ne se démontera pas : toujours avec la même tête, il viendra poser les cartes sur votre table, sans dire un mot. Montez d’un cran dans les aigüs, le sourire un peu plus large et lancez-lui votre « Merci ! » le plus agréable possible, il l’a bien cherché. Et ainsi de suite, à chacun de ses retours pour : vous apporter vos verres, vous apporter la carte pour manger, venir prendre la seconde commande, revenir pour voir si vous avez choisi, aller vérifier qu’il y a bien du Merlot au pichet (puisque c’est marqué sur la carte, que vous lui dites), revenir vous dire que oui, amener le pain, amener le vin, amener les plats, repartir chercher l’eau que vous lui aurez demandée, encore une fois, toutes dents dehors. Le but étant de le solliciter le plus possible pour avoir le plus d’occasions possibles de lui renvoyer votre bonne humeur à la figure.

Celebrity-Image-Marilyn-Monroe---Sourire-72615Résultat ? Oui oui, vous voyez bien. Gontrand, au lieu de s’énerver de notre joie de vivre persistante (qui parait presque moqueuse – ce qui n’est pas forcément faux, au départ) a fini par desserrer les mâchoires, non seulement pour enfin répondre à vos questions autrement qu’avec des yeux revolver (pardon Marc L., je te la vole, celle-là), mais aussi pour se mettre à… sourire, lui aussi. Il finit même par rire en vous en racontant une bien bonne au moment de l’addition (pas vraiment drôle, mais après tout, nous, on est de bonne composition).

Et voilà :-) Qui a passé une soirée zen ? C’est vous. Et Gontrand, pas trop mauvaise, sa soirée, au final, un peu grâce à vous (et au sourire qui va avec).

Phénomène déjà testé dans de multiples circonstances et dont il a été prouvé qu’il était contagieux : à utiliser sans modération !

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