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Bonté humaine ! [Une histoire de pédales]

C’est une histoire irlandaise comme il y en a plein, juste une autre preuve que ce pays regorge de gens attentionnés, gentils, sincèrement honnêtes – et amoureux de la Guinness (ce qui est déjà une qualité en soi). J’ai lu cette anecdote sur le blog lovindublin.com (en Anglais), et elle ne m’a même pas surprise. Elle était décrite comme une histoire invraisemblable, de celles qui vous font à nouveau croire en l’humanité, et c’est vrai que si on m’avait raconté la même chose mais pour Paris (au hasard), j’aurais été bluffée (du verbe « tu bluffes Martoni, ton arme n’est pas chargée »). Mais là, à Dublin… Du coup, je me rends (encore plus) compte à quel point j’aime ce pays. Et comme je t’aime aussi et que je te délaisse un peu trop en ce moment, je vais simplement te raconter la même histoire (mais en Français, bien que tu sois parfaitement bilingue, je le sais bien, mais avec la fatigue, la déprime hivernale, tout ça… bref, je te fais la traduction, t’inquiète).

vélo perdu
Vélo solitaire cherche antivol chaleureux…

Un matin, l’étudiant dublinois, Niall D’Arcy (oui oui, comme le mec de Bridget Jones, mais en Dublinois, donc en légèrement moins coincé), s’apprêtait à récupérer son vélo pour aller à l’université.

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Prête moi ton iPad… pour écrire un mot ?

Aujourd’hui, je suis contrariée (j’te préviens). Un peu chafouin, même, je vous dirais. Figurez-vous que la Finlande a décidé (oui oui, la Finlande entière, toute seule comme une grande personne) de ne proposer l’écriture cursive qu’en option à partir de 2016. Et même que c’est déjà le cas dans 45 États américains ! Non mais on marche pas grave sur la tête, là, sérieusement ? (La tête de qui, ça, je ne sais pas, mais je trouvais que cette expression signée E. Leclerc était adaptée…)

Bridget Jones écrit dans son journal (à la main !)
« Cher journal, je suis bien contente de savoir écrire à la main ! »

Moi, ça me paraît hallucinant d’en arriver là : Qu’on apprenne à la jeunesse d’aujourd’hui à se servir correctement d’un ordinateur, bien sûr, qu’on remplace les 42 kilos de livres divers et variés par des tablettes – avec lesquelles ils commencent à jouer dès l’âge de 3 mois, de toute façon – et qu’on leur apprenne même rapidement ce qu’est Excel ou le langage html, d’accord (et je suis même 100% pour, parce que faut vivre avec son temps, ma bonne dame). Mais qu’on arrête tout simplement d’enseigner l’écriture manuscrite (cursive = manuscrite attachée, certes, mais il y a fort à parier que ce n’est que le début !), que la génération future ne soit plus capable de tenir un stylo – parce qu’il ne faut pas se leurrer, aucun gamin ne va décider par lui même de prendre l’option « écriture cursive (mais si, tu sais, la technique qui te permet d’écrire des choses mais en allant beaucoup moins vite, en faisant des ratures et que plus personne n’utilise, ça te dit ? C’est aussi sympa que le Latin, tu vas voir !) » –, c’est pas n’importe quoi, franchement ?

Imaginez…

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La France, tu l’aimes ou…?

Presque 30 jours déjà que moi, je l’ai quittée. Non pas parce que je ne l’aimais plus, loin de là ! Mais vous savez ce que c’est, les années passant, la routine s’installe, on se connaît par cœur (ou en tout cas, on le croit), les petites choses qui nous touchaient au début nous irritent au plus haut point, et on finit par se rendre compte qu’on reste ensemble par habitude, ou par confort… Quoi de mieux, dans ces cas-là, qu’une petite séparation pour faire renaître les premiers émois, la magie et la fougue des débuts ! (Si, si, je vous jure, je parle toujours du même sujet, là. Aucun message codé ne se cache dans ce paragraphe, non non. Amour, si tu nous regardes…)

Paris

Le temps passe et à la question « Do you miss home? » (Traduction : « As-tu le mal du pays ? ». Ouais, le Français c’est quand même vachement plus riche, comme langue, y a pas à chi…), je réponds encore « not yet! » (Traduction : « C’est une question extrêmement pertinente et je te remercie de me la poser, d’autant qu’on commençait à ne plus rien avoir à se dire autour de cette quatrième pinte.

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