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Prête moi ton iPad… pour écrire un mot ?

Aujourd’hui, je suis contrariée (j’te préviens). Un peu chafouin, même, je vous dirais. Figurez-vous que la Finlande a décidé (oui oui, la Finlande entière, toute seule comme une grande personne) de ne proposer l’écriture cursive qu’en option à partir de 2016. Et même que c’est déjà le cas dans 45 États américains ! Non mais on marche pas grave sur la tête, là, sérieusement ? (La tête de qui, ça, je ne sais pas, mais je trouvais que cette expression signée E. Leclerc était adaptée…)

Bridget Jones écrit dans son journal (à la main !)
« Cher journal, je suis bien contente de savoir écrire à la main ! »

Moi, ça me paraît hallucinant d’en arriver là : Qu’on apprenne à la jeunesse d’aujourd’hui à se servir correctement d’un ordinateur, bien sûr, qu’on remplace les 42 kilos de livres divers et variés par des tablettes – avec lesquelles ils commencent à jouer dès l’âge de 3 mois, de toute façon – et qu’on leur apprenne même rapidement ce qu’est Excel ou le langage html, d’accord (et je suis même 100% pour, parce que faut vivre avec son temps, ma bonne dame). Mais qu’on arrête tout simplement d’enseigner l’écriture manuscrite (cursive = manuscrite attachée, certes, mais il y a fort à parier que ce n’est que le début !), que la génération future ne soit plus capable de tenir un stylo – parce qu’il ne faut pas se leurrer, aucun gamin ne va décider par lui même de prendre l’option « écriture cursive (mais si, tu sais, la technique qui te permet d’écrire des choses mais en allant beaucoup moins vite, en faisant des ratures et que plus personne n’utilise, ça te dit ? C’est aussi sympa que le Latin, tu vas voir !) » –, c’est pas n’importe quoi, franchement ?

Imaginez…

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Vivre pour bosser ? [WTF inside]

Attention, lecteur, loin de moi l’idée de te dire que le boulot, c’est pas important, que ça sert uniquement à payer les factures et à imprimer des pass pour le prochain festival de rock : Ce serait complètement anti-épicuratoire (oui oui, carrément) donc anti-moi, finalement. Et je m’aime bien, alors je ne ferais pas ça. Cela dit, je trouve qu’il serait temps de reconnaitre que le boulot, ça ne fait pas tout. Si, à ce constat, tu réponds « ben oui, c’est évident, pfff ! », alors c’est bien (même si je te trouve un peu familier mais après tout, on se connait bien, maintenant). Mais si tu es du genre à :

  • Dépasser sur les horaires, régulièrement, sans jamais rien demander en retour (même pas le coup de fil à un ami, pour le prévenir d’aller au théâtre tout seul),
  • Être bizarrement beaucoup plus tendu les soirs de semaine que le week-end (paie ta cyclothymie, c’est ta moitié qui va être contente !),
  • Rêver de Corinne, ta collègue relou du service compta (sauf si elle est en jarretelles et cuir – chacun son truc) ou de tableaux Excel qui te poursuivent dans les bois pour te tuer (d’ennui),
  • T’énerver (variante : t’agacer, t’exaspérer, t’outrer, même !) de voir un collègue qui, lui, part à l’heure tous les jours (parce qu’il va au ciné ou a juste envie de retrouver sa chérie au plus vite, ou même sans raison, aucune) et récupère ses heures supp’ (le bougre),

je t’arrête tout de suite, (Attention, Suzie s’énerve, tu vas voir, ça fait mal)

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Ma vie chez Google

Previously on Le Verre à Moitié Plein… (je sais, je regarde beaucoup trop de séries – Californication, en ce moment, c’est dire si je suis au point sur les dernières nouveautés !)

« Comme tu le sais, je vis maintenant à Dublin […] J’ai trouvé un travail […] dans la finance (…), et plus précisément dans une entreprise d’assurance-vie, en tant qu’administrateur dans [un] service clients » – imaginez le tout avec des images de moi à différents moments de ma vie irlandaise, et n’hésitez pas à re-mater l’épisode précédent parce que bon, je ne vais pas vous refaire toute la saison non plus.

Aujourd’hui, fini la finance : Je suis intérimaire chez Google !!! (Oui, les trois points d’exclamation te font comprendre que ça me fait relativement plaisir. Ou alors que je te hurle dans l’oreille, ce qui ne serait pas logique, parce qu’après tout, c’est pas ta faute, à toi).

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