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Vivre pour bosser ? [WTF inside]

Attention, lecteur, loin de moi l’idée de te dire que le boulot, c’est pas important, que ça sert uniquement à payer les factures et à imprimer des pass pour le prochain festival de rock : Ce serait complètement anti-épicuratoire (oui oui, carrément) donc anti-moi, finalement. Et je m’aime bien, alors je ne ferais pas ça. Cela dit, je trouve qu’il serait temps de reconnaitre que le boulot, ça ne fait pas tout. Si, à ce constat, tu réponds « ben oui, c’est évident, pfff ! », alors c’est bien (même si je te trouve un peu familier mais après tout, on se connait bien, maintenant). Mais si tu es du genre à :

  • Dépasser sur les horaires, régulièrement, sans jamais rien demander en retour (même pas le coup de fil à un ami, pour le prévenir d’aller au théâtre tout seul),
  • Être bizarrement beaucoup plus tendu les soirs de semaine que le week-end (paie ta cyclothymie, c’est ta moitié qui va être contente !),
  • Rêver de Corinne, ta collègue relou du service compta (sauf si elle est en jarretelles et cuir – chacun son truc) ou de tableaux Excel qui te poursuivent dans les bois pour te tuer (d’ennui),
  • T’énerver (variante : t’agacer, t’exaspérer, t’outrer, même !) de voir un collègue qui, lui, part à l’heure tous les jours (parce qu’il va au ciné ou a juste envie de retrouver sa chérie au plus vite, ou même sans raison, aucune) et récupère ses heures supp’ (le bougre),

je t’arrête tout de suite, (Attention, Suzie s’énerve, tu vas voir, ça fait mal) il est temps de réagir !!! (Ben oui mais je t’avais prévenu, aussi)

Parce que bon, Ok, le travail, c’est quand même pas rien, on y passe la plupart de nos journées et donc, il faut s’impliquer un minimum. Dans l’idéal, il faut l’aimer aussi, et en tirer des expériences (ou un collègue, si ça te fait plaisir – et qu’il n’est ni marié, ni ton boss). Mais de là à dire que le travail, c’est la santé ?! Sérieusement, la SANTÉ ??? (je crie si je veux, et ça donne plus d’impact à mon discours, tu trouves pas ?)

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Va dire ça à tous les employés qui font un burn-out (un brûle-dehors, en Français), qui tombent en dépression à force de se stresser pour leur dossier à rendre pour la veille – je te rassure, dans toutes les boites, on te demande toujours des trucs « urgentissimes », qui ne le sont en fait pas tant que ça (puisque le projet aura de toute façon du retard à cause de Duboss), sans parler de (feu) ceux qui bossaient chez France Télécom… Ah, oui hein, le travail c’est la santé ? Eh bien NON ! Et d’ailleurs, la santé, ça passe avant le boulot. Si t’es malade, par exemple, tu vas chez le médecin (Je te jure : c’est même pour ça qu’ils sont payés, dis donc !). T’attends pas d’avoir contaminé tout ton open space et d’avoir 40,5° de fièvre pour te faire embarquer par l’ambulance (« Nooooon, laissez moi, je veut finir mon emaaaaiiil euh ! »).

Franchement, les gens, vous croyez que la boite va s’arrêter de tourner parce que vous n’êtes pas là quelques heures, ou quelques jours ? C’est marrant, mais Duboss n’a pas l’air d’être d’accord, surtout quand il vous annonce que votre contrat ne se transformera finalement pas en CDI, ou quand il refuse votre augmentation (de 50€. Bruts. Par an…). Alors certes, c’est sur vous que ça retombera au final, si vous gérez seul(e) tel dossier, mais si vous prenez suffisamment de recul (18h : « Ah ben désolée, mais ce soir j’ai piscine, pas le temps de t’envoyer le compte-rendu que tu m’as demandé il y a 35 minutes *avec un grand sourire* »), Duboss devra bien se rendre à l’évidence : Il vous en demande trop. Ça ne remet pas en cause votre organisation ni vos compétences, ça prouve même que vous savez gérer le stress. Un truc en plus à mettre en avant lors de votre prochain entretien !

Le travail, ça peut être génial si vous savez gérer l’équilibre vie privée (même si celle-ci consiste à rentrer seul(e) chez vous pour jouer à la PS4 toute la soirée – on ne vous juge pas. Même si : Fifa ? Vraiment ?) / vie professionnelle. Un boulot qui vous plaît et pour lequel vous ne vous tuez pas (littéralement) à la tâche, c’est tout bénéf’ : De l’épanouissement, une vie sociale plus riche (comme votre compte en banque), des trucs sympas à raconter le soir (avec le sourire de quelqu’un qui est détendu), de l’expérience et la promesse, au fil des années, de savoir ce pour quoi vous êtes fait(e) – ou pas !

Alors, vous partez à l’heure, ce soir ? ;-)

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8 réflexions au sujet de « Vivre pour bosser ? [WTF inside] »

  1. Oh ben … entièrement d’accord … C’est d’ailleurs pour ça que j’ai pris mes cliques et mes claques et que je suis partie d’un boulot que je n’aimais plus … C’est dur pour l’égo de l’admettre mais … Personne n’est indispensable !

  2. Ouais je suis d’accord avec toi. Bon le boulot moi perso j’aime bien mais j’ai souvent des coups de stress quand j’y pense ! Et cela me gonfle leurs histoires de retraite quoi ! ça fait peur je trouve !

    • Ah, j’avoue que je fais un peu l’impasse sur l’actualité française, de ce côté-là ! Ils veulent la pousser jusqu’à quel âge alors ? Va falloir bosser jusqu’à la fin de ses jours, bientôt ? (Tu vois, c’est pour ça que t’as intérêt à aimer ton taff !)

  3. Je suis entièrement d’accord avec toi, malheureusement en France le présentéisme prime sur tout le reste… Si tu ne fais que strictement tes horaires, c’est que soit tu n’as pas assez de boulot, soit tu n’est pas impliqué(e) (voire les deux).

    L’employé du mois sera forcément celui qui reste tard tous les soirs, et les gens qui ne ramènent pas de boulot à la maison sont forcément pas des passionnés, et j’en passe et des meilleures…

    • C’est malheureusement vrai ! Raison de plus pour prendre du recul et, par exemple, ne pas courir après le titre d’employé du mois (ça existe en France ça ? Je débarque, moi ^^). Courage, j’ai envie de croire que certaines entreprises fonctionnent différemment – même en France !

      • C’est un titre officieux qu’on se décerne au sein de mon équipe, mais quand je bossais chez McDo ça existait pour de vrai.

        Et par contre chez McDo on pointait donc au moins on finissait toujours à l’heure, ou alors si on finissait plus tard on était payés pour chaque minute supplémentaire restée.

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